Mexique Foyer

Nos Petits Freres Et Soeurs

 

Mexique

Un peu d'histoire

Le drapeau a été adopté le 23 novembre 1968. L'emblême (aigle dévorant un serpent) a été rajouté pour le différencier de celui de l'Italie. Les couleurs sont celles de l'armée de libération du Mexique.

Pauvre Mexique, si loin de Dieu et si proche des Etats-Unis » ce mot de l’ancien président-dictateur, Portifirio Diaz, résume bien la situation de ce grand pays aussi attachant que paradoxal. Le Mexique est catholique à 90 %, de cette religion populaire exubérante fortement imprégnée des croyances indiennes datant d’avant Christophe Colomb. Depuis qu’une poignée de conquistadores espagnols menés par Cortès s’est emparée du pays, il y a 5 siècles, le Mexique essaye, souvent dans les larmes et le sang, de construire son identité, entre ses racines indiennes, l’apport des conquérants espagnols et catholiques, le tout à l’ombre du géant américain voisin, maître des principaux capitaux du pays, premier fournisseur et premier client du Mexique. La guerre civile du Chiapas, au sud du pays, est un des derniers soubresauts de ce long conflit entre « indios » et blancs, qui oppose indiens sans terre aux riches propriétaires terriens…

 

 

 

Le Mexique connaît une explosion urbaine inouïe. Mexico serait la plus grande métrople du monde avec 22 millions d’habitants. On estime à un millier le nombre de paysans pauvres qui viennent chaque jour grossir les bidonvilles de la banlieue de Cuernavaca. Les enfants, dès leur plus jeune âge, vont en ville pour vivre de petits boulots. Rapidement, ils se retrouvent à la rue, ne pouvant même pas retourner dans le bidonville de la périphérie où vivent leurs parents. Ils se font happer par des bandes.

Il y a 50 ans, le père Wasson a commencé à recueillir ces enfants des rues dans la banlieue de Cuernavaca, une ville située à 200 km de Mexico…

Près de 1000 enfants vivent à la « casa » San Salvador, une ancienne hacienda léguée au père Wasson dans les années 60.

 Le parrain d’une de nos petites  «pequeñas»  témoigne: 

« J’ai eu la possibilité de connaître et d’apprécier la magnifique œuvre de N.P.H. Prêt de 1 000 enfants, du bébé à l’adolescent sont pris en charge et semblent heureux après les drames dont presque tous ont été victimes avant d’intégrer ce paradis pour eux. Vous pensez : un lit pour eux tout seul, trois repas par jour, finis les coups et autres sévices à subir de la part d’un père ivrogne. Ils trouvent là une nouvelle chance dans leur vie. Enfin des gens qui s’intéressent à eux. Le père Phil, directeur de l’orphelinat les connaît tous par leur prénom. L’encadrement est surtout composé d’anciens de N.P.H. qui doivent fournir, une fois adulte, deux ans à cette œuvre merveilleuse qui les a sortis eux-mêmes de la misère physique et morale. Il y a aussi quelques volontaires venant d’Amérique et d’Europe, sélectionnés après de grandes précautions. Les enfants s’occupent des plus petits et participent activement à la vie de l’orphelinat : ménage, lavage, cuisine, élevage des poulets, des porcs, des poissons, culture du maïs, du blé, etc… tout cela en plus d’une solide formation.

L’école, parfaitement équipée, est commune avec les enfants du village ; les plus doués pour les études (20 % environ) continuent à l’université à Mexico et aussi aux Etats-Unis. Par exemple, la jolie chapelle qui a remplacé l’église de l’hacienda victime d’un tremblement de terre, est l’œuvre d’un architcte, « ex-pequeño » de l’orphelinat…

Tous les deux ans, une grande fête réunit les donateurs et amis de N.P.H. à Miacatlan. L’organisation est toujours exemplaire : messe, visites des différentes installations, école, ateliers, puis déjeuner avec les enfants suivi d’un spectacle d’un grand professionnalisme. Une troupe de danseurs et de musiciens N.P.H. se produisent régulièrement aux Etats-Unis