Bolivie Foyer

Nos Petits Freres Et Soeurs

 

Guatemala

Un peu d'histoire

Le drapeau a été adopté le 15 septembre 1968. Le "quetzal"‚ l’oiseau national au Guatemala, symbolise la liberté. Les bandes bleues représentent l’océan pacifique et la mer des Caraïbes. Les armes sont le symbole de la défense de la liberté.

 

 

 

 

 

 

 

Rappel du contexte démographique et économique

Population : 12 347 000h
Superficie : 108 890 Km²
Mortalité infantile : 41.2‰
Espérance de vie : 65.8 ans

Au coeur de la seule ville de Guatemala City, 5 000 enfants sont livrés à eux-mêmes, sans famille ni ressource, dans les rues de la capitale. Ils survivent grâce à de petits travaux effectués, aux vols ou encore à la prostitution.

Un contexte difficile à surmonter...

Ce pays d'Amérique Centrale se relève difficilement d'une guerre civile qui a duré 36 ans, qui a fait plus de 200 000 morts et laissé autant d'orphelins. La situation sanitaire est préoccupante puisque l'indice de développement humain est le plus faible des Amériques, après Haïti, tandis que le taux de mortalité infantile et le taux d'analphabétisme, qui s'élève à 40% chez les femmes, sont les plus élevés du continent. L'augmentation de la pauvreté dans les quartiers défavorisés de la capitale, fortement touchés par le chômage, entraîne inévitablement une progression de la criminalité. Dans un tel contexte, les familles sont souvent décomposées, les pères alcooliques, les enfants battus ou jetés à la rue, contraints de trouver des moyens de subsistance. Ainsi, au Guatemala, plus de deux millions d'enfants contribuent à la survie immédiate de leur famille.

Des refuges dévastateurs

Des fillettes de 8 à 11 ans sont donc contraintes de se prostituer, moyen le plus rapide d'obtenir de l'argent. Pour oublier ce monde de misère, la faim, l'abandon, les injustices de la police et des milices privées, la drogue est le seul refuge que trouvent ces enfants.

 

 

L'action de Nos Petits Frères et Sœurs

C’est à Chimaltenango, ville de 50 000 habitants, chef-lieu de la province du même nom, située à 1 500 m d’altitude dans une région montagneuse, à 50 km à l’ouest de Guatemala-city, la capitale guatémaltèque, et à 20 km d’Antigua, l’ancienne capitale, que se trouve l’orphelinat.

Important carrefour routier et commercial, c’est aussi un marché hebdomadaire très coloré avec beaucoup de petits commerces. La population, d’origine indienne, est assez pauvre mais très accueillante, gardant ses coutumes Maya.

Le nombre des enfants est très vite monté à 156 dès les premiers mois dont 18 bébés de moins de 4 ans. Pour abriter tout ce petit monde, l’association a dû louer trois bâtiments dispersés rendant ainsi la gestion et la coordination au quotidien assez difficile.

Fin 1999, l’association a pu budgeter l’achat d’un terrain à Parramos, (San Andrés Itzapa) à 10 km de Chimaltenango.

On commença par construire l’école. Un groupe de canadiens sont venus plusieurs années de suite (pendant leurs vacances) pour prêter mains fortes à sa construction. Composée de 16 salles de classe, elle a fonctionné dès la dernière pierre posée !

Les enfants s’y  sont rendus à l’école en bus tous les jours.
Enfin, le déménagement définitif a eu lieu dans les nouveaux locaux en septembre 2003.

Deux dortoirs sont construits destinés initialement aux garçons. Mais, pour des raisons pratiques, il a été décidé que tous les enfants déménagent en même temps. Les filles se sont donc serrées dans un des bâtiments destiné aux garçons et elles sont très à l’étroit.

Un budget est en cours pour permettre l’extension de construction de nouveaux bâtiments pour les filles et aussi pour les bébés qui sont restés dans leurs locaux loués à Chimaltenango.

Lorsque tout sera terminé, l’orphelinat fonctionnera en auto-suffisance avec ses propres champs de maïs et autres céréales, son verger, ses maraîchages, ses étables, porcheries et basse-cour. Le terrain est équipé d’un château d’eau alimenté par les nappes souterraines et a son générateur électrique.